Bonjour à tous,
Contrairement aux apparences, ceci est un chasseur. Le HB W29 est, avec son frère ainé le W19 (biplan), un appareil de supériorité aérienne destiné à apporter la contradiction aux gros hydravions alliés qui chassaient le sous-marin en mer du Nord, tels les Felixstowe. Développé de 1916 à 1917 par un certain Ernst Heinkel - qui repris ici une version monoplan de son prototype W12 - l'appareil est étonnamment moderne. En témoigne par exemple le faible nombre d'haubanages...
Extérieurement le Hansa-Brandenburg W.29 se présentait sous la forme d’un hydravion à flotteurs monoplan de construction mixte en bois entoilé et contreplaqué. Il possédait un petit empennage verticale inversé, une architecture fréquente sur les appareils allemands de ce genre à l’époque. La motorisation du W.29 tournait autour d’un Benz Bz III à six cylindres en ligne d’une puissance de 155 chevaux actionnant une hélice bipale en bois. Son armement se composait de deux mitrailleuses MG08 de calibre 7.92 millimètres tirant en position de chasse et d’une arme de calibre similaire, de modèle MG14, montée sur affût mobile arrière.
Le prototype réalisa son premier vol en mars 1918. Commandé à 80 exemplaires avec le W19 (jamais mis en service), les W.29 commencèrent leurs opérations dès la fin de l'été 1918. Une des premières victoires fut l’interception et la destruction d’un Pemberton-Billing AD Flying Boat de la Royal Navy qui croisait au large des côtes belges en septembre 1918 ! Et malgré tout, l’amirauté allemande persista à lui préférer le W.19 ...
Arrivé trop tard pour servir, le Hansa-Brandenburg W.29 connut un véritable succès à l'exportation. Des exemplaires furent commandés au constructeur, parfois au titre du dommage de guerre. Le Danemark, la Hongrie, le Japon, la Norvège, ou encore la Roumanie en firent l’acquisition en petite série.
Arrivé trop tard pour servir, le Hansa-Brandenburg W.29 connut un véritable succès à l'exportation. Des exemplaires furent commandés au constructeur, parfois au titre du dommage de guerre. Le Danemark, la Hongrie, le Japon, la Norvège, ou encore la Roumanie en firent l’acquisition en petite série.
Au Japon deux exemplaires supplémentaires, prélevés sur les stocks de la désormais ex-marine impériale allemande, furent versés aux avionneurs Aichi et Nakajima. Un avion très réussi.
La maquette Toko (Roden, c'est plus ou moins les mêmes non ?) est d'une simplicité théorique typique des productions ukrainiennes du début des années 2000.
Extérieurement, ca passe. Les pièces ont l'air saines... Et pourtant, le montage est plein de petits pièges à désamorcer ou gérer, comme par exemple l'alignement des flotteurs puis des soutiens d'ailes.
Je chipote - globalement, ca se monte plutôt bien.
En dépit d'une très belle déco de SAR norvégienne, je n'ai pas pu résister à la tentation de monter un appareil de la marine impériale allemande, avec son fameux tissu 'en écaille de poisson' (expression toute personnelle) - celui-ci est fourni en décalcomanie, merci bien au fabricant.
Globalement, les décalcomanies sont fragiles, un peu usées par le temps - mais se posent encore bien avec les produits et précautions d'usage.
Ensuite ? Hé bien comme d'habitude : huiles, câbles aciers 0.20 mm, support maison pour le petit chariot (fourni dans le kit).
J'avais acheté ce sachet 3 € dans une foire. Je crois bien avoir fait une bonne affaire.
Un avis ?









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